Gérer ses avoirs

 

Retrouvez l'ensemble des interviews et témoignages dans notre brochure "Supporting Foundations".

Pour plus d'informations sur l'accompagnement des fondations, contactez-nous :

par téléphone (+352) 49 924 1

ou par e-mail  philanthropie@bdl.lu

 

Interviews :

Répondre aux enjeux des fondations

"La synthèse de notre métier et de notre engagement", Henri Reiter

Entre crise et reprise, comment gérer les avoirs d’une fondation ?

"Evoluer vers des modèles d'investissement à long terme", Guy Wagner

Investir dans le Fonds ISR BL-Equities Horizon

"Allier rendement financier et impact social", Joël Reuland

Le savoir-faire de la place financière en matière de finance sociale

"Elaborer des véhicules sur mesure", Corinne Feypel-Molitor


Témoignages :

"La Banque de Luxembourg nous a offert la possibilité de grandir ensemble"

Tim Radjy, AlphaMundi

"Une excellente compréhension de nos enjeux"

Sophie Molitor, SOS Villages d’Enfants Monde


Répondre aux enjeux des fondations

   

“La synthèse de notre métier et de notre engagement.”

Henri Reiter, Directeur, Banque de Luxembourg 

Une offre dédiée aux fondations à la Banque de Luxembourg, en quoi cela fait-il sens ?

Nous nous engageons aux côtés des fondations depuis longtemps et sur plusieurs terrains. Nous soutenons nous-mêmes divers projets au travers de notre mécénat et sommes également fortement engagés pour faire évoluer le cadre global de la philanthropie au Luxembourg. En tant que banquier privé, nous accompagnons des fondateurs des prémices à l’aboutissement de leurs projets, et nous mettons à leur disposition notre réseau d’experts spécialisés dans les questions de philanthropie. Nous connaissons donc bien le monde et les enjeux des fondations ! Créer une offre dédiée et mettre notre expertise en gestion d’actifs ou en fonds de placement au service des fondations sont la synthèse naturelle de notre métier et de notre engagement.
 

Comment concevez-vous la gestion des actifs des fondations ?
 
La gestion d’actifs est l’un des piliers de la Place de Luxembourg, et de notre banque. Pour ce qui concerne les fondations, nous n’avons pas de solution « miracle ». Au-delà de notre compétence métier, notre philosophie est de bien comprendre chacun de nos clients pour l’accompagner dans la durée. Aux fondations, nous proposons un mode de gestion parfaitement adapté : composer entre l’objectif de préservation de leur dotation et la recherche du meilleur rendement afin d’accomplir leurs missions. Pour cela, nous privilégions la régularité du rendement sur le long terme par rapport aux produits promettant une rentabi-lité immédiate, mais peu transparents. De plus, nous planifions les échéances des revenus du capital de façon à les adapter à leurs besoins de liquidités.

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Entre crise et reprise, comment gérer les avoirs d'une fondation ?

 

“Evoluer vers des modèles d'investissement à long terme”

Guy Wagner, Chief Economist, Banque de Luxembourg

Comment évaluez-vous la situation économique actuelle ?

Pendant les trente dernières années, l’économie mondiale a été tirée par l’économie américaine, elle-même tirée par la consommation des ménages américains. Leur consommation n’a cessé de croître tandis que leurs revenus stagnaient. Ils se sont endettés, leur niveau d’épargne a baissé… En un mot, les ménages américains se sont mis à vivre audessus de leurs moyens, avec les conséquences que l’on connaît, notamment sur l’immobilier. Ce modèle me semble désormais brisé. Compte tenu de la situation aux États-Unis, du taux de chô-mage…, je ne vois pas comment la consommation américaine pourrait continuer à tirer l’économie mondiale.


Quelles sont les conséquences pour la gestion d’actifs des fondations ?

Les taux d’intérêt risquent de rester bas encore assez longtemps. Ils sont liés à l’inflation et, compte tenu du chômage, des surcapacités de production… l’heure est plutôt à la déflation. De fait, pour obtenir des revenus à la fois réguliers et peu risqués, une fondation sera presque inévitablement obligée d’accepter une rémunération peu élevée. Les taux demprunt d’État sur dix ans sont aujourdhui autour de 3,30%. Si une fondation veut limiter les risques et ne pas mettre en danger sa dotation, c’est le type de rendement auquel elle peut s’attendre. Préserver le capital et viser un rendement de 5 % n’est pas impossible, c’est simplement impossible à promettre.

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Investir dans le fonds ISR BL-Equities Horizon 

 

“Allier rendement financier et impact social.”

Joël Reuland, Gérant de BL-Equities Horizon

L’investissement socialement responsable (ISR), phénomène de mode ou marché d’avenir ?

Avec un marché évalué à 2500 milliards d’euros, la tendance – loin d’être un effet de mode – se confirme en tant que processus d’analyse et de gestion fiable. Et les préjugés selon lesquels les fonds ISR seraient moins performants que les fonds traditionnels tombent. L’aspect « responsable » est même de plus en plus considéré comme un apport sur le long terme. Une entreprise qui néglige sa responsabilité à l’égard de l’une de ses parties prenantes s’expose à un retour de bâton. Une entreprise responsable qui va au-delà des législations ou les anticipe réduit en revanche ce risque, ce qui permet d’escompter, à terme,un impact positif sur l’évolution de ses cours.


En quoi l’ISR est-il naturel pour les fondations ?

Investir n’est pas anodin : c’est financer une entreprise, soutenir ses choix,son développement... L’ISR, c’est choisir une approche qui soutient des entreprises œuvrant en faveur d’un monde plus équilibré socialement ou d’un point de vue environnemental. C’est par nature la mission des fondations que de réduire les déséquilibres ; il est donc légitime qu’elles investissent dans des entreprises responsables.

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Le savoir-faire de la Place financière en matière de finance sociale

 

“Elaborer des véhicules sur mesure.”

Corinne Feypel-Molitor, Institutional Clients Services, Banque de Luxembourg

Où en est la finance sociale aujourd’hui ?

La finance sociale englobe l’ensemble des techniques d’investissement ayant une visée sociale ou environnementale. Elle couvre désormais toutes les classes  d’actifs. Tandis qu’elle se développe, promoteurs et gestionnaires  l’abordent aujourd’hui de manière de plus en plus professionnelle. Les contrôles sont accrus, les rapports annuels sont plus fiables… Cette professionnalisation est extrêmement profitable aux projets  soutenus, qui s’éloignent de leur  logique d’appel au don pour entrer dans un discours réellement financier. Quant aux investisseurs, ils quittent leur statut de simples bailleurs de fonds pour adopter une véritable logique d’investissement à impact social.


Quel intérêt une fondation peut-elle retirer de ce type de véhicule ?

Elle peut tout d’abord investir une partie de ses actifs dans un Sif ou une Sicar dédiés à des projets sociaux. Au-delà, une fondation qui souhaiterait financer un projet pourrait envisager de créer un fonds avec d’autres bailleurs. Ces véhicules sont régulés par l’autorité de contrôle luxembourgeoise comme des fonds d’investissement. Ils permettent de travailler en confiance, sachant que tous les aspects de transparence ou de comptabilité sont gérés, et que les flux financiers relatifs aux investissements et au retour sur investissement sont conformes à ce qui était prédéfini.

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Témoignages

“La Banque de Luxembourg nous a offert la possibilité de grandir ensemble”

Tim Radjy, Alpha Mundi

AlphaMundi a été créé fin 2007 par dix associés venus de la banque privée ou d’affaires. Notre but était d’encourager les investissements responsables ayant un véritable rendement financier et dont lmpact social peut être précisément mesuré. Nous souhaitions donc mettre en place un fonds parapluie avec des compartiments qui devaient chacun correspondre à un projet et à une classe d’actifs. Le Luxembourg venait de légiférer sur le Sif, qui offrait tout ce que nous recherchions. Si, en 2008, nous avons choisi la Banque de Luxembourg parmi d’autres partenaires potentiels pour nous accompagner dans la mise en place de notre Sif, c’est pour son engagement à faire du Luxembourg une place de référence pour l’investissement social. C’est aussi pour sa patience et son concours dans l’élaboration de ce produit nouveau. Elle nous a offert la possibilité de grandir ensemble. il était crucial, pour nous, de ne pas nous tromper : en tant que créateur de marché, nous avons une responsabilité importante. Toute erreur peut avoir un impact négatif sur le secteur dans son ensemble.


“Une excellente compréhension de nos enjeux.”

Sophie Molitor, SOS Villages d'Enfants Monde

Nous avons connu la Banque de Luxembourg au travers de ses actions dans le cadre de la philanthropie. Son excellente compréhension des enjeux et du fonctionnement des fondations et des ONG en fait un acteur de référence dans ce domaine. Nous avons trouvé auprès de tous nos interlocuteurs une bonne compréhension des besoins de gestion de nos avoirs, mais également un soutien aux enfants défavorisés dans le monde depuis de nombreuses années.

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