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Les devoirs des conseils d'administrations ont été largement débattus au cours de cette session animée par Volker Then, Directeur du Center for Social Investment de l'Université d'Heidelberg, et deux points en particulier : les relations entre le conseil d'administration et ses diverses parties prenantes ainsi que ses options pour assurer la meilleure gestion possibles des actifs.
Bernhard Lorentz, qui dirige le Stiftung Mercator GmbH, a ouvert la séance par l'idée que la crise est une opportunité pour les fondations de réfléchir à leur leadership, à leur impact au delà des dons. Le plaidoyer : une nouvelle mission impliquant que le board ait une vision stratégique claire du rôle à jouer dans ce domaine, apprenne à coopérer avec d'autre acteurs du secteur non-marchand, avec les gouvernements…
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"la crise est une opportunité pour les fondations de réfléchir à leur leadership, à leur impact au delà des dons" |
Les participants ont aussi souligné que les boards devraient toujours veiller à maintenir un certain dynamisme au sein de la fondation et avec ses parties prenantes, qu'ils devraient moins se concentrer sur les procédures et plus sur les valeurs de la fondation, afin de mieux communiquer autour de ces valeurs, à l'interne comme à l'externe.
En ce qui concerne la gestion d'actifs, le manque de compétences dans les petites et moyennes fondations a été évoqué par Stefan Stolte, du Stifterverband für die Deutsche Wissenschaft. Représentant une fondation abritante, il a mis en avant les avantages de cette option avant que d'autres ne soient évoqués par la salle comme la fusion ou la mutualisation…
Le message le plus significatif qui est ressorti de cet atelier proposé par David Carrington, est sans doute que la crise représente une opportunité de mettre en place des investissements répondant à la mission des fondations ou en relation avec cette dernière. Avec les rendements très bas délivrés par les investissements les plus généralisés, les MRI s'avèrent plus attractifs que jamais. Il est donc temps pour les directeurs de fondations de donner l'exemple et d'aligner leurs stratégies d'investissement sur les valeurs et les missions de leurs fondations. La fondation Canopus donne l'exemple. Elle n'a subit que des pertes modérées, dues à des positions sur Lehman, tandis que la majeure partie de ses investissements se concentrait sur les energies solaire et oélienne, a expliqué Peter Heller. Ces deux types d'investissement correspondaient à la mission de la fondation tout en étant plus performants que les véhicules d'investissements traditionnellement offerts par les banques.
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"la crise représente une opportunité de mettre en place des investissements répondant à la mission des fondations ou en relation avec cette dernière" |
L'atelier a également donné lieu à des discussions sur la question de la réduction des coûts opérationnels des fondations et les coûts qu'elles répercutent sur leurs bénéficiaires. Les participants ont exprimé une intention claire de trouver des moyens de les mettre en oeuvre, notamment via la mise en commun des fonctions de back office, avec une utilisation plus créative des ressources informatiques, ou encore en rendant leurs exigences en reporting moins pesants.
D'autres suggestions ont émergé des discussions. Les fondations semblent ainsi sans aucun doute prêtes à des initiatives telles que l'usage de prêts et de garanties ou encore de donations pour supporter leurs causes. Elles semblent cependant plus enclines à étendre leur gamme d'aides extra financières, comme par exemple négocier d'autres donations pour leurs bénéficiaires et les aider à échanger leurs savoir-faire plutot que de mettre en place de nouvelles approches dans le domaine financier.
Pier Mario Vello, Directeur général de la Fondation Cariplo, a ouvert l’atelier sur “le rôle et l’impact des fondations” avec des questions fondamentales : comment revoir notre façon d’appréhender cette crise ? Comment définir des comportements managériaux dans un environnement en perpétuelle évolution ? Comment préserver en même temps les valeurs et la pérennité de nos organisations ? “Il ne faut jamais sous-estimer la puissance des idées pour changer les choses et ne pas craindre de bousculer les principes établis” a-t-il insisté.
Sur la question de leurs dépenses dans les prochains mois, les représentants des fondations présentes ont avancé qu’ils ne pensaient pas réduire les subventions allouées, mais qu’ils devraient certainement, comme cette année, puiser dans leurs réserves. Etienne Eicheberger, Directeur général de Wise et modérateur de l’atelier, leur a alors rappelé qu’au Royaume-Uni les dépenses des fondations avaient chuté de 10% dans les derniers mois. Certains ont reconnu alors que l’année 2010 pourrait être plus compliquée que prévu.
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“Il ne faut jamais sous-estimer la puissance des idées pour changer les choses" |
Concernant la gestion de leurs activités suite à la crise, beaucoup ont relevé la nécessité de développer d’autres modes d’actions à côté du financement de programmes, et notamment la défense plus appuyée de politiques nouvelles, directement, ou indirectement par le financement d’ONGs de plaidoyer. Dans cette même ligne, la discussion sur la pérennité de l’impact de l'action des fondations a souligné l’importance de mieux travailler avec les gouvernements.
Prenant cette recommandation au mot, Jean-Lou Siweck, Sherpa du Gouvernement du Luxembourg, a conclu l’atelier en encourageant les fondations à être des vecteurs d’innovation, en apportant de bonnes pratiques et des idées aux pouvoirs publics.